05/07/2013

L’avenir de la mobilité genevoise et lémanique est sur les rails.

Les excellentes nouvelles pour la mobilité genevoise et lémanique se suivent.

Le 21 juin dernier le Parlement fédéral votait définitivement à une large majorité le contre-projet à l’initiative ATE « Pour les transports publics » intitulé «Financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire» (FAIF) avec un montant de 6,4 milliards. Ce vote constituait une étape déterminante dans l’extension des transports publics en Suisse. Bonne nouvelle également pour Genève, inclus dans cette enveloppe, 790 millions pour financer l’extension de la gare de Cornavin.

Le 1er juillet dernier, le collectif 500, à la base de la proposition de version souterraine de l’extension de la gare Cornavin, déposait son initiative munie de 16'285 signatures récoltées en 3 mois seulement. Bravo.

Aujourd’hui 5 juillet, l’expertise indépendante cofinancée par les CFF, la Ville et le Canton de Genève qui avait pour but d'évaluer la faisabilité de différentes options pour agrandir la gare de Cornavin livre ses conclusions. La variante souterraine est retenue comme la meilleure. Son coût, 1,2 milliards, soit 500 millions de moins que l’estimation faite par les CFF il y a  quelques mois. 790 millions seront financés par Berne via le FAIF, manque 410 millions que devront assumer le Canton et la Ville de Genève. Comme candidat au Grand Conseil, je m’engage à voter le crédit que déposera le conseil d’Etat.

Ce sont 50'000 personnes quotidiennement qui passent par Cornavin aujourd’hui.

En 2030, ce seront 100'000 personnes par jour qui utiliseront une gare Cornavin agrandie en souterrain et qui auront à disposition un véritable RER du Grand-Genève grâce au CEVA et des connexions sur toute la Suisse avec des cadences augmentées.

Oui, l’avenir de la mobilité genevoise et lémanique est bel et bien sur les rails.

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14/06/2013

Chantier du CEVA, salaire de 1500 francs. Ensemble, mettons fin à ces pratiques.

Il y a quelques jours, le syndicat SIT dénonçait des cas d’abus de sous-traitance sur le chantier du CEVA. Ces derniers visaient en particulier un entrepreneur qui ne respecterait pas les conditions de travail et de salaires. Et c’est peu dire puisque le malhonnête aurait payé officiellement ses employé-e-s 1500 francs à temps partiel alors qu’en fait ils/elles travaillaient à plein temps. Rappelons que la Convention collective de travail (CCT) de la branche fixe le salaire minimum à 4600 francs. De plus, cet énergumène aurait déjà sous-payé d’autres employé-e-s au sein de 2 entreprises qu’il dirigeait alors et croulerait sous les poursuites.

Ce cas inadmissible illustre le manque de contrôles effectués auprès des entreprises sous-traitantes sur les chantiers genevois. Pour le Parti socialiste, la course à la compétitivité pour décrocher des contrats en tirant les prix le plus bas possible ne doit en aucun cas se faire sur le dos des travailleurs/euses en les payant au lance-pierre.

Renforcement des contrôles

C’est pourquoi nous demandons un renforcement des contrôles sur le terrain. En cas d’abus, des amendes salées doivent être données afin de dissuader de telles pratiques. Il faut également instaurer des mesures d’encadrement notamment au niveau de l’accès aux marchés publics afin de s’assurer que les entreprises et leurs sous-traitants respectent les CCT et paient leurs employé-e-s dignement.

Responsabilité solidaire

Accepté en décembre dernier par le Parlement fédéral, le principe de responsabilité solidaire implique que les dirigeant-e-s d’entreprise de construction soient coresponsables des salaires et des conditions de travail de leurs sous-traitants suisses et européens. Il ne sera donc plus possible de répondre un peu trop facilement « je ne savais pas ». A Genève, la Conseillère administrative Sandrine Salerno travaille avec les partenaires sociaux pour réaliser cette responsabilité solidaire dans le cadre des marchés publics de la Ville de Genève.

Soulignons que le principe de responsabilité solidaire a été voté par un Parlement fédéral à majorité de droite, certes dans le contexte tendu de futurs débats sur la libre circulation des personnes, mais tout de même, le pas est important. Loin d’être un combat gauche-droite, le respect des conventions collectives, le versement de salaires dignes, l’instauration de conditions de travail adaptées, le renforcement des contrôles sur le terrain, sont des objectifs qui doivent être partagés par tous les acteurs politiques et économiques. La majorité des entreprises qui respectent les règles ne se retrouvera ainsi plus face à une concurrence déloyale de la part de quelques moutons noirs qui jettent l’opprobre sur toute une branche économique.

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30/05/2013

Une traversée du lac à 172 milliards, un CEVA à 2,5 millions…

Peut-on vraiment raconter n’importe quoi en politique ?

 

Je suis passé à midi écouter le débat entre Miguel Limpo, député Verts, et Roger Golay, député MCG sur la question « Faut-il compenser la création de lignes TPG par des routes ? M. Golay, également président du MCG, a sorti des chiffres si faux et émis de telles contre-vérités que sa crédibilité dans ce débat ne peut être que remise en cause. Florilège : la traversée autoroutière du lac réduira le trafic en Ville de Genève de 45%, le CEVA va coûter 3,5 milliards, les personnes qui travaillent à Genève et qui viennent de l’extérieur ne viennent pas en voiture, la traversée du lac sera entièrement financée par la Confédération.

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24/05/2013

CHF 7000.- de plus d’impôt pour une fortune de 10 à 20 millions, quelle horreur !

Réunis mercredi en Assemblée générale, nous, socialistes, avons décidé de lancer une initiative pour supprimer le bouclier fiscal.

La droite (PDC – PLR – MCG – UDC) a crié au loup pendant tout le débat budgétaire et va continuer à s’étrangler publiquement sur l’affreuse proposition socialiste de supprimer ce bouclier qui fera à coup sûr partir les plus riches contribuables de Genève vers des cieux fiscaux plus cléments. On nous poussera aussi la chansonnette de la classe moyenne qui une fois de plus va voir ses impôts augmenter.

Une broutille pour les grandes fortunes

Mais quelle est la réalité des faits ? Première chose, le bouclier fiscal ne touche essentiellement que les contribuables possédant plus de 5 millions de fortune. Par conséquent, soit la classe moyenne pour la droite possède plus de 5 millions de fortune et la définition n’est pas la même que celle des socialistes, soit on ne parle bien que de quelques grosses fortunes établies à Genève.

Regardons maintenant de plus près quelle est la conséquence de la suppression du bouclier fiscal pour les riches disposant de 10 à 20 millions de fortune.  CHF 100'000.- de plus d’impôt par an ? Non, CHF 50'000.- ? Euh non CHF 20'000.- ? Et bien toujours non, les personnes disposant d’une fortune de 10 à 20 millions de francs ne paieraient qu’environ CHF 7000.- de plus d'impôt par an. Et la droite veut nous faire croire que du coup ces riches contribuables vont quitter Genève pour une somme aussi dérisoire en regard de leur fortune sans parler de leur revenu.

La suppression du bouclier fiscal équivaudrait par contre à 38 millions de recettes en plus pour l’Etat. 

Non aux easycrèches lowcost

Parallèlement, la majorité de droite du Grand Conseil vient de voter la dégradation des conditions d’accueil pour les enfants en crèche. En effet, dorénavant, la tranche d’âge des 3-4 ans passera à un taux d’encadrement de 1 éducatrice/teur pour 13 enfants au lieu de 10 actuellement et pour 2-3 ans ce sera 10 au lieu de 8. Cette détérioration est inacceptable. Tous les parents qui ont des enfants en crèche connaissent très bien le travail au combien important de pédagogie et de socialisation qui est réalisé par les éducatrices/teurs. C’est pourquoi les socialistes vont s’associer au référendum. La population doit pouvoir se prononcer sur un sujet si important.

On le voit avec ces 2 exemples, il y a des différences très concrètes entre une politique de droite et une politique de gauche. Les uns défendent trop souvent des intérêts particuliers, les autres l’intérêt général et la collectivité. En octobre, il est temps de changer de majorité et de politique !

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21/05/2013

Pourquoi suis-je candidat au Grand Conseil ?

Force est de constater qu’avec 32 sièges sur 100, la législature qui s’achève est un cauchemar pour la gauche et les projets qu'elle défend. Il est primordial de changer cela. Les Socialistes doivent se battre, avec leurs alliés de l’alternative, pour être mieux représenté-e-s au parlement et gagner une majorité qui permettra de mener des politiques de gauche notamment dans les domaines du social, de la famille, du logement, de l’emploi, de la fiscalité et de l’environnement.

Dans cette période de turbulences et de doutes que Genève traverse, il est indispensable de redonner à l’Etat un rôle central et de s’assurer qu’il soit porteur d’un projet d’avenir collectif qui privilégie avec force l’intérêt général et non des intérêts particuliers. La majorité de droite actuelle répartie en deux blocs, PDC - PLR et MCG - UDC, a prouvé qu'elle n'était pas capable de gouverner Genève. Le bilan de cette législature est un échec cuisant en termes de construction de logement, de chômage, de politique sociale, de coûts des primes maladie, de sécurité ou encore de mobilité.

Il est temps d’avancer ! Il est de temps de changer de majorité ! Il est temps de renouveler les femmes et les hommes qui siègent au Grand Conseil et qui représentent le population genevoise. Il faut élire des personnes qui privilégient l’intérêt général et qui sont à l’écoute et constructifs pour trouver les meilleures solutions pour notre canton. Le triste spectacle qu'offre aujourd'hui le Grand Conseil doit cesser. Les Député-e-s sont élu-e-s pour faire des propositions concrètes, élaborer et voter des lois pour la collectivité et son bien-être. Comme développé dans la doctrine du philosophe britannique Jeremy Bentham (1748 - 1832), "l’État est nécessaire afin d’assurer le bonheur de la population dans son entier, car lui seul est légitime pour garantir le respect des libertés individuelles et pour promouvoir le bonheur collectif. Il se doit de prendre les mesures législatives et sociales permettant de maximiser le bonheur total."

Je veux un Etat fort, une Genève confiante qui se développe durablement, qui s’occupe des personnes fragiles, des jeunes, des aîné-e-s, des demandeurs d'emploi, qui œuvre pour des loyers et primes maladie justes, qui promeut une économie responsable, une fiscalité équitable.

Ce blog sera un mélange de réactions à chaud sur les sujets politiques d'actualité et de propositions pour l'avenir de Genève. Vos remarques et commentaires sont les bienvenus, c'est en dialoguant que l'on s'améliore.