01/02/2018

Luc Barthassat, la politique du tout et son contraire.

Entre dénigrement, mauvaise foi, contrevérités et mensonges, la manière de faire de la politique de Luc Barthassat s’apparente bel et bien à celle d’un Donald Trump et tend à décrédibiliser le débat politique.


En juin 2016 dans le journal régional de la RTS "Couleurs locales"[1] j'avais osé dire que Luc Barthassat me faisait un peu penser à Donald Trump ou à d’autres personnalités politiques qui disent tout et son contraire.

Le Conseiller d'Etat m'avait alors envoyé une lettre de quatre pages intitulée: "Une pollution nauséabonde des débats" dans laquelle il m'écrivait : "En attaquant comme vous le faites, en dessous de la ceinture, vous participez à l'abaissement du niveau moral de la politique, vous accentuez l'atmosphère délétère, agressive, qui sévit depuis plusieurs années. Dégueuler, cracher, manquer de respect, ...voilà une habitude qui contribue à décrédibiliser la parole politique, à renforcer une pollution nauséabonde des débats."

Force est de constater, un an et demi après, que la comparaison avec celui qui est devenu Président des Etats-Unis s'est répandue[2]. En outre, le contenu de sa lettre comporte un effet miroir flagrant ou autrement appelé un processus de projection bien connu dans le domaine de la psychologie. En effet, entre dénigrement, mauvaise foi, contrevérités et mensonges, la manière de faire de la politique de Luc Barthassat s’apparente bel et bien à celle d’un Donald Trump et tend à décrédibiliser le débat politique.

A l’heure où de nombreux grands projets de mobilité sont négociés et planifiés à Genève, étudiés à Berne pour un cofinancement de la Confédération, Genève a besoin d’un Conseiller d’Etat crédible qui maîtrise ses dossiers et ses réseaux. Tout le contraire de ce qu’on peut percevoir de l’action de notre Conseiller d’Etat en charge des transports.

[1] https://www.rts.ch/play/tv/couleurs-locales/video/ge-luc-barthassat-remporte-deux-succes-lors-des-votations?id=7782598

[2] https://www.tdg.ch/reflexions/luc-barthassat-delires-mini-trump/story/12242392

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Commentaires

C'est surtout qu'il doit être en train de paniquer. Il sait que ses collègues du Conseil d'état sont prêts à lui planter dans le dos tous les poignards qui leur passeront sous la main. Il sait que ses subordonnés, qui le saluent et qui sourient en sa présence, se paient sa tête dans son dos et sableront le champagne le jour de son départ. Il sait que son parti n'est plus si sûr de vouloir le reconduire sur les listes électorales. Il sait qu'en dehors d'un petit groupe de zozos qui valent autant que lui (c'est dire...), le public le considère comme un clown. Il sait qu'il risque une déculotté bientôt. A sa place, et connaissant son caractère, il est naturel qu'il perde le sens de la mesure.

Écrit par : Rolando | 01/02/2018

Comme disait très justement voltaire.
"Il est plus facile de critiquer que de faire".
Lorsqu'un politicien essaie ou propose des actions, les critiques pleuvent.

Mme Mazzone critique mais n'a pas démontré ou prouvé grand chose jusqu'à présent. Elle est un peu dans la position de la petite rapporteuse que nous avons tous connu à l'école primaire. Il faut croire que malheureusement elle n'a pas beaucoup évolué.

En outre, il est très intéressant d'apprendre, selon votre blog, que M. Barthassat souffre des mêmes maladies psychologiques que M. Trump.
Il serait instructif de connaître leurs troubles mentaux.

Votre article fait passer des politiciens qui ne pensent pas et qui n'agissent pas selon vos concepts pour des débiles mentaux. Belle ouverture d'esprit démocratique et respects pour les idées d’autrui. Voltaire est bien loin !

Mais, peut-être, ce qui vous dérange chez M. Bathassat et M. Trump, c'est une projection que vous n'avez pas clarifié en vous.

Un processus de projection bien connu dans le domaine de la psychologie.

Écrit par : Boccard | 01/02/2018

Protégé des attaques par son statut d’homme prétendument proche du peuple (hard rock, Harley Davidson), il a roulé des mécaniques durant tout son mandat.

Jusqu’à ce que les fonctionnaires fédéraux, insensibles aux « y’a qu’à », remballent les projets genevois arguant qu’ils n’étaient pas du tout aboutis.

Barthassat, decouvre un peu tard qu’il est en concurrence avec tous les autres ministres cantonaux du pays, qui se réjouissent d’autant plus des incompétences genevoises quelles font leurs affaires.

Écrit par : Wuest | 03/02/2018

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