15/11/2017

Quand la prime d'assurance maladie rend malade, trouvons un remède.

L'alternative PS-Verts-EAG veut plafonner les primes maladie à 10% maximum du revenu d'un ménage. Aujourd'hui à Genève, 110'000 personnes touchent un subside du Canton pour l'aider à payer sa prime. Ça représente 340 millions dans le budget de l'Etat, 25 millions de plus pour 2018. On ne peut plus continuer sur cette voie.


L'alternative PS-Verts-EAG veut plafonner les primes maladie à 10% maximum du revenu d'un ménage. Aujourd'hui à Genève, 110'000 personnes touchent un subside du Canton pour l'aider à payer sa prime. Ça représente 340 millions dans le budget de l'Etat, 25 millions de plus pour 2018. On ne peut plus continuer sur cette voie. Il faut proposer des remèdes.
 
Il faut arrêter de juste dire que ça doit changer mais en même ne rien proposer et continuer d'avoir certain-e-s de ses parlementaires fédéraux (PDC, PLR, UDC) qui siègent en commission de la santé à Berne et sont en même temps payés par les assureurs maladie privés pour que rien ne change tellement ce système profite aux assurances privées.
 
En 2018 à Genève, il est prévu 5% de hausse des primes. Il est temps d'agir concrètement en votant ce plafond de 10% des revenus et en réformant ce système qui ne peut pas fonctionner. En effet, avoir une assurance de base est obligatoire du point de vue de la loi mais ce sont les privés qui gèrent le système. La logique du privé de maximiser ses profits ne peut fonctionner sur un marché public par définition.
 
Alors signons cette initiative pour soulager les personnes et familles qui n'arrivent plus à payer leur prime et réformons le système pour qu'enfin quelque chose change en profondeur.

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Commentaires

Mais quelle foutaise! Savez-vous seulement compter?

GE. Quand un jeune diplômé disons de HES) débute, c'est soit au salaire horaire max de l'ordre de 25chf/h. De tels salaires obligent le jeune salarié à franchise max, pour une prime lamal/accident de +/- 340chf mensuels. Vos 10% augmente sa prime de base de 100chf/mois.
Si ce même jeune diplômé salarié est au bénéfice d'un salaire mensuel, qui plafonne (c'est le marché) à env 4'200CHF brut: vos 10% ne diminuent pas sa prime, qui monte à 420CHF. Prime qui prend une place prépondérante dans son budget, où l'alimentaire sain et le loisir devront passer à la trappe.

Appliquer vos 10% à des salaires supérieurs à votre guise: 10% du revenu brut augmentent d'office les primes, pour atteindre des niveaux insupportables.

Vos 10% mettent tous contribuables et familles jusque là indépendantes du social, sur la paille.

Écrit par : divergente | 15/11/2017

Et si ce n'est l'assuré, qui va payer la part se trouvant au dessus des 10% du revenus ?

Écrit par : Eastwood | 15/11/2017

La prime peut certes rendre malade, alors évitons le remède qui tue.

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 16/11/2017

Pour répondre @divergence, cette initiative « Pour des primes d'assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage » exige que le canton adapte les subsides d'assurance-maladie afin de ramener la charge de la prime au maximum à 10% du revenu. On parle bien d'un maximum de 10%. Si votre prime est en dessous de 10% de votre revenu, rien ne changera, l'initiative ne fera pas augmenter votre prime.

Exemple:
La prime moyenne cantonale mensuelle à Genève pour 2017 est de 129.75 francs pour les 0-18 ans et de 553.53 francs pour les adultes âgés de plus de 26 ans. De fait, pour une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 jeunes enfants), le budget mensuel moyen est de 1367 francs ! Aujourd'hui, si cette famille a un revenu déterminant total de plus de 88'000 francs (7'334 francs mensuels), elle n'a droit à aucun subside. Avec l'initiative, cette famille recevra 634 francs par mois de subsides, de manière à ramener sa charge des primes d'assurance maladie à 733 francs mensuellement, soit 10% de son revenu déterminant.

Écrit par : Thomas Wenger | 16/11/2017

Je pense que pour de nombreuses familles de la classe moyenne qui n'ont pas actuellement le droit à des aides il est vraiment urgent de les aider d'une manière ou d'une autre.
Le conseil d'état nous dit pas les moyens mais est prêt à faire passer une baisse en milliard de l'imposition des entreprises ????
Même si à l'arrivée c'est le citoyen contribuable qui règle la note je préfère ce système qui est proportionnel au revenu
Revenus bloqué depuis 5 ans car officiellement pas d'inflation dans le même temps la prime qui était déjà à 450 sfr est maintenant supérieure à 600sfr par mois et par adulte!!!
L'augmentation moyenne des primes de 5% me fait bien rire comme déjà l'année dernière car au Groupe Mutuel c'est pratiquement 10 % de plus chaque année depuis deux ans.

On nous dit toujours c'est pas la bonne solution mais on attend quoi que la moitié de la population soit aux poursuites pour la lamal

Écrit par : bruno | 16/11/2017

Quelques précisions, s.v.p.

10 % du revenu du ménage, quelque soit le nombre d'enfants à charge ?

Revenu net, brut, RDU ?

Combien de personnes à Genève ( ou ménages ) verraient leur prime maladie limitée ?

Combien de personnes verraient, via le biais fiscal, leur pouvoir d'achat impacté, que ce soit immédiatement ou dans les 5 ans à venir ?

Pourquoi cette initiative ne s'attaque-t-elle qu'au financement ?

Repenser la santé et la vie !

Écrit par : Hippo | 16/11/2017

Effectivement Hippo, c'est un peu limité de ne s'attaquer qu'au financement alors qu'il n'a de raison d'être qu'à cause des prestations médicales.
Repenser la santé et la vie, c'est repenser qui je suis, le sens de ma vie, comment je me relie aux autres et à la nature.
Dans les écoles on préfère enseigner les branches qui permettent de soutenir l'économie actuelle.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17/11/2017

Je ne comprends pas cette demi-mesure. Pourquoi ne pas indexer la prime d'assurance au revenu avec un système dégressif, comme pour les impôts ?

Écrit par : Pierre Jenni | 17/11/2017

Pour répondre à @Hippo, l'initiative prévoit que le droit aux subsides est ouvert lorsque le montant de la prime moyenne cantonale représente plus de 10% du revenu déterminant.

Exemple: la prime moyenne cantonale mensuelle à Genève pour 2017 est de 129.75 francs pour les 0-18 ans et de 553.53 francs pour les adultes âgés de plus de 26 ans. De fait, pour une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 jeunes enfants), le budget mensuel moyen est de 1367 francs ! Aujourd'hui, si cette famille a un revenu déterminant total de plus de 88'000 francs (7'334 francs mensuels), elle n'a droit à aucun subside. Avec l'initiative, cette famille recevra 634 francs par mois de subsides, de manière à ramener sa charge des primes d'assurance maladie à 733 francs mensuellement, soit 10% de son revenu déterminant.

Lien vers l'initiative: http://www.ps-ge.ch/wp-content/uploads/2017/11/IN10-PS.pdf

Pour le reste, le blog se termine sur : "Alors signons cette initiative pour soulager les personnes et familles qui n'arrivent plus à payer leur prime et réformons le système pour qu'enfin quelque chose change en profondeur." L'initiative permet d'aider les personnes qui paient leur prime plus de 10% de leur revenu déterminant mais ne résout pas le problème de fond du système. Les socialistes ont fait de nombreuses propositions pour réformer le système, notamment la caisse maladie publique ou les primes en fonction du revenu malheureusement refusée par le peuple.

Écrit par : Thomas Wenger | 17/11/2017

Merci pour votre réponse.

Ceci étant, vous dites : "les socialistes ont fait de nombreuses propositions."
Caisse maladie publique, primes en fonction du revenu.

OK.

En quoi voyez- vous dans ces "nombreuses propositions " une quelconque solution, au-delà de la gesticulation politique ?

La lecture détaillée de votre exemple chiffré me suggère clairement ( sans déconner) qu'il me sera peut-être bientôt profitable de ne plus travailler.

Et je n'ai pas signé Trump, j'ai signé hippo...

Écrit par : Hippo | 17/11/2017

Si j'ai bien compris, c'est l'ouverture aux subsides pour des foyers fiscaux qui n'y accédaient pas jusque là.

Cela ne résout pas le problème du coût global des prestations de soins. Pire encore, on va gratifier les assureurs et toute une constellation de profiteurs qui voient en la santé humaine une opportunité pour bâtir leur fortune.

On parle à tort du système de la santé suisse comme étant le plus beau modèle d'Europe voire même du monde. C'est avant tout un système superbement bien construit pour les grands profiteurs qui sont des entités connues de nos industries financières et pharmaceutiques.

Quand un individu se plaint auprès de son médecin de douleurs localisées au niveau d'un bras ou d'une épaule, est-il nécessaire pour ce médecin de l'envoyer faire un IREM intégral de son corps, plus une scintillegraphie intégrale, plus une radio, puis ensuite une échographie de la zone incriminée?
Si on compte toutes les campagnes des divers dépistages, de vaccinations chez les enfants contre un virus X ou Y, d'examens colo-rectales chez les cinquantenaires etc. on s'apercevra que ces dépenses colossales n'ont pas permis d'améliorer l'état de santé proprement dit de la population mais que ces dépenses lui sont facturées une deuxième fois sous la forme du puisement dans ses contributions pour les soit disant programmes de politiques publiques de la santé.
Il y a aussi un grave problème d'incertitude chez les médecins généralistes qui, je pense, ne sont plus sûrs de leurs connaissances et de leurs savoirs pour décharger leur responsabilité au diagnostic sur un spécialiste qui lui va s'appuyer sur l'imagerie. Mais là encore, une fois l'image produite, il faut encore la lire correctement pour la traduire. Là encore, lui faut-il, au spécialiste, prendre appui sur d'autres images produites par d'autres procédés de capture afin de se rassurer. Si les trois images obtenues ne montrent pas la même chose, au spécialiste de s'inquiéter...

Je m'arrête à cet exemple typique de la peur des responsabilités de la part de ceux qui sont censés vous annoncer votre état du moment, d'autres personnes pourront compléter la liste des aberrations. Autrement, il y a beaucoup de dérives à faire tomber.

La première intervention urgente à faire, à mon avis, serait la prévention et le contrôle de l'hygiène au travail, la réorganisation de notre société, de notre place de travail, un autre concept de gestion d'entreprises et des personnels, redonner un environnement sain aux travailleurs, au lieu de jouer de pression et de menaces, de rivalité et de harcèlement ou de mise au placard.
Un peu d'humilité dans la hiérarchie fonctionnelle (et non symbolique ou honorifique) serait déjà un remède efficace pour beaucoup de gens qui dépendent d'elle. Le stress en moins, c'est la libération psychologique et psychique et c'est beaucoup de maladies, de souffrance et d'accidents en moins, beaucoup de conflits familiaux en moins et un peu de bonheur pour les enfants.

Cette économie n'est pas utopique, elle est immédiatement réalisable. N'attendons pas que l'Amérique exporte ce retour humain à l'homme pour s'y mettre, elle est actuellement en panne. Ne comptons pas sur elle. Elle doit d'abord se soigner de ses dérives destructrices. Donc commençons à assainir nos sphères de vie sans attendre.
Expédions les assureurs privés, reprenons en main nos propriétés collectives: la manne des cotisations et les subventions fédérales qui sont aussi notre argent. Inventons nos propres outils de gestions. Les milliards n'ont pas à rémunérer la poignée d'actionnaires. elle ne produit rien et rend malade toute la société.

Écrit par : Beatrix | 27/11/2017

"Indexer la prime au revenu avec un système dégressif comme pour les impôts", commentaire de Pierre Jenni, n'est-ce pas la solution qui devrait aller de soi?

Pour la caisse unique annoncée il y a déjà longtemps à force de puissance "mastodonte"! depuis des années qu'on en parle nous avons tous compris qu'elle ne garantirait en rien le plafonnement ainsi que la baisse des primes.
Simplement la promesse de comptes plus transparents.
Il est effarant de réaliser que si la solution de la caisse unique était adoptée nous n'aurions rien d'autre à faire que de nous soumettre.
Il serait souhaitable d'en revenir au début de l'assurance non imposée mais facultative.
C'est-à-dire que si j'ai les moyens je me l'offre, autrement, non.

Non plus subir, choisir.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/11/2017

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