30/04/2016

Le 5 juin, ne ratons pas l'occasion de transformer notre mobilité.

Arrêtons cette guerre des transports stérile et donnons un signal fort pour une mobilité plus équilibrée et plus durable. OUI à l'initiative pour donner la priorité aux transports publics. OUI au contreprojet pour une mobilité cohérente et équilibrée.  


Une occasion unique pour une mobilité plus durable

Initiative « Pour des transports publics plus rapides ! » et son contreprojet la « Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée ».

L’initiative

L’initiative veut inscrire dans la constitution le principe de la priorité aux transports publics (TP). Aujourd’hui, les bus, trolleybus et autres trams sont bien trop souvent bloqués aux feux pour laisser passer des voitures occupées par une personne. De plus, les TP ne bénéficient souvent pas de sites propres ou de voies réservées.

Cette situation ne peut plus durer. L’Etat doit privilégier les modes de transport qui polluent le moins. De plus, améliorer la vitesse des TP les rendra plus efficaces et compétitifs et permettra d’économiser de l’argent. Par exemple, la voie réservée aux bus sur le pont du Mont-Blanc a permis d’économiser un million par an.

Pour ces raisons, je vote OUI à l’initiative.

Le contreprojet

Fruit d’un travail ambitieux et d’âpres négociations, le contreprojet est un compromis soutenu par une majorité du Grand Conseil rassemblant le PS, le PDC, le PLR, la moitié des Verts et plusieurs MCG.Le contreprojet énumère les infrastructures du réseau notamment un réseau ferroviaire connecté aux réseaux de TP et de mobilité douce, un réseau TP avec comme nouveauté des lignes de bus à haut niveau de service, un périphérique autoroutier et une moyenne ceinture routière, un réseau cyclable continu et sécurisé, des aménagements piétons, des voies vertes et des parkings relais. De plus, il encourage l’auto-partage, le covoiturage et les plans de mobilité d’entreprises.

Priorité aux transports publics et à la mobilité douce dans les zones urbaines

La grande nouveauté du contreprojet est son organisation en zones. Dans les zones urbaines ainsi que sur les axes transfrontaliers, la priorité est donnée à la mobilité douce et aux transports publics. Ceci répond en grande partie à la volonté de l’initiative.

En outre, en zone I (hypercentre), la vitesse est limitée à 30 km/h, l’accès aux autres modes de transport restreint, les zones piétonnes et zones à trafic limité favorisées, des dérogations au principe de compensation des places de stationnement possibles jusqu’à 20%.

En zone II (centres urbains), le trafic de transit est restreint, des axes vélos aménagés, les zones 30 favorisées, des dérogations au principe de compensation des places de stationnement possibles jusqu’à 10%.

Dans la zone rurale, les axes routiers assurent aussi bien la fluidité du transport individuel motorisé que l’efficacité des TP.

Chance unique d'arrêter cette guerre des transports stérile.

Par rapport à la guerre des transports que Genève se livre depuis des décennies et la politique menée beaucoup trop favorable aux transports individuels motorisés, le contreprojet est une chance unique d’améliorer la mobilité genevoise de manière plus durable et écologique.

C'est pourquoi je voterai OUI au contreprojet.

Quant à la question subsidiaire, je privilégie le contreprojet par rapport à l’initiative car il aborde l’ensemble de la problématique de mobilité.

Véritable feuille de route, il donne la priorité aux transports publics et à la mobilité douce dans les centres urbains tout en diminuant le trafic notamment de transit et la pollution.

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