26/06/2015

Baisse des prestations TPG, on fait fausse route.

Les débats sur le rapport de gestion et les états financiers des TPG viennent de se terminer au Grand Conseil. Alors qu’en 2014, la population genevoise a augmenté de plus de 8000 personnes, avec comme corollaire une augmentation de la demande de déplacements, les prestations des TPG baissent. Ce choix aberrant démontre une absence totale de vision de politique de mobilité durable pour l’avenir.


Une demande de mobilité en forte croissance

Les chiffres sont éloquents. La frontière du canton comptabilise chaque jour 550’000 déplacements, tous moyens de transport confondus. Une hausse de 20 % par rapport à 2002.

Grâce à une politique volontariste, la part des déplacements effectués en transports publics a augmenté de 10% en 2002 à 16% en 2011 sur l’ensemble de notre canton. Une augmentation d’autant plus sensible à la frontière valdo-genevoise puisqu’elle atteint 33% aujourd’hui contre 24% en 2002. Pourquoi un tel succès ? Parce que les transports publics, et notamment l’offre ferroviaire représente une véritable alternative à la voiture. Ce n’est malheureusement pas le cas à la frontière franco-genevoise où l’offre de transports publics reste le parent pauvre de la mobilité.

Des baisses pas indolores

N’en déplaise à la direction des TPG et au Conseiller d’Etat Luc Barthassat, les baisses déjà en vigueur et celles annoncées pour la fin de l’année sont loin d’être indolores pour les usagers.

Réduction des cadences des lignes de tram 12, 14, 15 et 18, diminution de la fréquence des lignes 3 et 10. En décembre prochain s’en suivront les fusions de lignes 4 et D, le raccourcissement de parcours des lignes 42, 11, V et Z et la diminution de certaines fréquences.

Aux yeux des TPG, ces coupes seraient justifiées par la baisse des tarifs adoptée par deux fois par la population genevoise. Pour rappel, les Socialistes étaient opposés à l’IN-146 « Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois ! » notamment en raison du risque de baisse de prestations liée à une diminution des recettes. Toutefois, nous avons pris acte de la décision populaire, et déposé dans la foulée un projet de loi intitulé « appliquons les baisses de tarifs de l’IN 146, sans baisse de prestations et avec l’engagement du Canton ! ». Un projet de loi rejeté sèchement par la majorité de droite du Grand Conseil.

Pour respecter la volonté populaire de transports publics meilleurs marchés, nous n’avons de cesse de répéter que l’’Etat doit réorienter sa politique et augmenter l’enveloppe budgétaire allouée aux TPG pour permettre la stabilité de l’offre et son développement futur. A quatre ans de la mise en service du RER Léman express qui va modifier drastiquement la mobilité dans la région, ne nous trompons pas de choix.

Le XXème siècle était celui de la voiture. Le XXIème doit être celui des transports publics.

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Commentaires

Et si vous nous faisiez un petit état des lieux de votre groupe de travail mis en place par M. Zaugg ! Quelque chose me dit qu'il a fait long feu...

Écrit par : Pierre JENNI | 26/06/2015

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