02/10/2013

Retour sur des mois de campagne, de la lettre d’insulte au « bravo, j’ai voté pour vous ».

Cette fois, nous y sommes. Dans 4 jours, nous connaîtrons le visage du nouveau Grand Conseil élu pour près de 5 ans. La campagne touche à sa fin. Les sentiments sont mélangés. Je me sens enrichi des très nombreuses rencontres et discussions, heureux de cette campagne pleine, rempli d’espoir de voir un nouveau Grand Conseil travailler de manière constructive, inquiet du résultat de certains partis qui vomissent sur tout mais ne proposent aucune solution, un peu fatigué par un emploi du temps qui conjugue famille, travail, présidence de l’ATE, autres mandats, campagne politique, loisirs et repos.


Décembre 2012, ma section socialiste Ville de Genève désigne ses candidat-e-s à la candidature pour le Grand Conseil et le Conseil d’Etat. Premiers textes de présentation et de motivation. Premiers discours. En début d’année, place aux débats socialistes dans les communes, premiers stands de campagne, travail du parti sur le programme et réunions diverses. Puis le 9 mars, le congrès du PS pour désigner les candidat-e-s. Je suis choisi, me voilà officiellement candidat au Grand Conseil.

C’est parti pour 6 mois dans la peau d’un candidat. Cette période a été remplie de nombreux stands, de rencontres dans les quartiers appelées proxiquartiers, de « porte à porte », de débats, de récoltes de signature pour des initiatives, référendums ou pétitions. Plusieurs manifestations, pour le droit au logement, contre l’homophobie, contre la baisse de la qualité de l’encadrement des enfants en crèche, etc. Des assemblées générales, des comités, des groupes de travail, des apéros, des barbecues, des inaugurations, des vernissages.

Quand on est candidat, on écrit également beaucoup. Des textes de présentation, de positionnement et de propositions. Des artciles pour les médias, des courirers de lecteur, des réponses aux nombreux questionnaires d’associations, des notes pour ce blog et d’inombrables « post » Facebook.

La campagne touche à sa fin, je me rappelle des rencontres, des échanges, des moments d’écoute, des rires, du ras-le-bol, de la fatigue, de l’adrénaline, de la camaraderie. Je me remémore cette lettre d’insulte reçue à la maison à la suite d’un article dans le Matin avec ma photo. Je repense à cette dame sur le trottoir d’en face qui me dit : « bonne chance pour dimanche, en tout cas, vous aurez ma voix ».

Nous sommes ajourd’hui 476 candidat-e-s dans le dernière ligne droite à attendre dimanche avec un mélange de fébrilité et d’espoir. Quel que soit le résultat, nous aurons toutes et tous participer à faire vivre notre démocratie en donnant de notre temps, de notre énergie, de nos compétences, bref en donnant de nous. Et ça, au moins, on peut en être fier.

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